Le 22/06/2008
Enfin des nouvelles de nos équipages antillais parvenus au Pays du Soleil Levant ... Et d’excellentes nouvelles ! Vincent et Lilian ont franchit la ligne d’arrivée de la dixième étape en seconde position! Une pénalité pour être arrivés une seconde trop tôt (!!) les prive de victoire. Ils nous expliqueront les mystères d’un tel règlement à leur retour… Bravo et chapeau bas à ces messieurs car cette place est acquise de haute lutte contre les éléments et les machines.
Petit retour sur l’étape précédente entre Ayaguz et Karamay. 528 km de pistes sinueuses, ponctuées de gués acrobatiques, le long des contreforts de l’Altaï. Des paysages remarquables mais trop peu de temps pour les contempler. A peu près à mi-parcours, le passage de frontière entre le Kazakhstan et la Chine se révèlera des plus complexes. Attente de près de sept heures due à une fouille en règle de chacun des véhicules de la Transorientale. Les concurrents rejoignent alors le bivouac seulement à l’aube. Quelques trop courtes heures pour tenter de se détendre et de chouchouter les véhicules, et les voilà sur les pistes accidentées de l’étape du 21 Juin. C’est l’été, les températures en témoignent et affichent allègrement 30° C. Soif et sueur accompagnent les coureurs tout au long des 782 km reliant Karamay et Turfan. Les routes défoncées par les camions de prospection pétrolière viennent ajouter aux difficultés habituelles. Les premières dunes chinoises apparaissent, offrant un contraste saisissant entre le sable brûlant sous les pneus et les cimes enneigées dans le lointain.
A la veille de la journée de repos, Vincent et Lilian assurent donc une belle seconde place au classement général de la course de régularité. Jean-Paul et Gaspard sont aussi bien placés avec une huitième place très honorable, à rapprocher de la vingtaine d’équipages engagés dans cette catégorie. L’atmosphère à bord de leur Toyota est au beau fixe, les deux équipiers se partageant le volant, et les choix musicaux de Jean-Paul semblant séduire Gaspard et rythmer les conduites nocturnes quand la rampe de phare illumine le bout de la piste ...
Les acclamations aux bords des routes, les sourires d’enfants et la multitude de drapeaux rouges aux cinq étoiles, escortent le rallye sur des dizaines de km. "Très émouvant". Malgré les encouragements enthousiastes des populations, cette étape pèse lourd sur les corps déjà fatigués et endoloris. La journée de repos d’aujourd’hui est plus que nécessaire, même si elle n’offre qu’un répit relatif. Des heures encore sous les machines, des heures qui filent si vite que le restaurant de la course est fermé lorsque nos quatre antillais s’y présentent ... Ils se verront servir un sandwich aux rillettes (nous sommes en Chine !!!!) en guise de dépannage express. Autre anecdote du parcours, un bain tonique dans une rivière pour rafraîchir les concurrents, mais limite tétanisant pour les muscles éprouvés.
Un grand bonjour à Saint Martin de la part des quatre routards mousquetaires. Un mot spécial de Vincent à l’attention de "ses petits" qu’il lui tarde de revoir et auxquels il réserve de beaux récits de ses aventures lointaines.
le message est passé,
le message est passé, Vincent